Déclaration publique du Sommet "S’engager pour une voie sans obstacle"

Déclaration publique du Sommet "S’engager pour une voie sans obstacle"

Déclaration publique du Sommet "S'engager pour une voie sans obstacle"

Déclaration publique du Sommet « S’engager pour une voie sans obstacle » !

« Elles et ils forment le nouveau socle d’un mouvement à bâtir, pour S’engager dans une voie sans obstacle. »

INTRO ! Mise en contexte à faire !

La Déclaration publique du Sommet "S’engager pour une voie sans obstacle", en version PDF
La version Word de la Déclaration.

 :: : DÉCLARATION

« S’engager pour une voie sans obstacle »
Journée internationale des personnes handicapées
3 décembre 2014

  • Considérant que plusieurs outils constitutionnels et juridiques ainsi que la ratification de Pactes internationaux sur les droits civils et politiques et sur les droits sociaux et économiques par nos gouvernements, les Chartes canadienne et québécoise des droits et libertés ainsi que la Charte montréalaise des droits et responsabilité reconnaissent aux personnes en situation de handicap le droit à la pleine participation dans la société ;
  • Considérant qu’au chapitre de tous les indicateurs socioéconomiques, les personnes (et les jeunes) en situation de handicap sont défavorisés ;
  • Considérant que seulement 6% des édifices municipaux sont parfaitement performants et accessibles et que moins de 50% de ces édifices sont accessibles ;
  • Considérant que la majorité des commerces, des artères commerciales de Montréal sont inaccessibles ;
  • Considérant que la recherche menée par Ex aequo, le CCSMM, le RAAMM et l’ASUQ, révèle que deux jeunes sur trois aimeraient participer davantage et que 40% d’entre eux n’y parviennent pas pour des raisons associées au handicap ;
  • Considérant que les jeunes veulent investir une grande diversité de lieux formels et informels pour la démocratie.

Nous demandons aux décideurs une reconnaissance et un engagement complet à l’égard du principe d’accessibilité universelle pour améliorer les conditions des personnes en situation de handicap, notamment :

  • en développant les connaissances et en recueillant les données sur la réalité des personne vivant les situations de handicap à Montréal ;
  • en s’assurant d’un monitorage de l’accessibilité des espaces publics et privés à Montréal ;
  • en assurant une meilleure accessibilité aux loisirs, aux études et aux transports ; en exigeant la mise en place d’un ratio d’emplois de qualité pour les personnes en situation de handicap, incluant des mécanismes de vérification ;
  • en soutenant une modification à la Loi sur l’invalidité afin d’alléger les critères d’admissibilité et la rendre plus facile d’accès en reconnaissant plus aisément les déficiences multiples, en réduisant les exigences minimales en termes d’années d’expérience, en raccourcissant les délais actuellement trop long et en abolissant la pénalité à la RRQ.
  • en renforçant les outils juridiques et politiques municipaux pour la protection des droits des personnes en situation de handicap et en s’assurant de son application, et au besoin, créer de nouveaux outils ou un règlement montréalais.

Nous rejetons les mesures d’austérité qui ont un impact négatif sur la reconnaissance des droits des personnes en situation de handicap.

Nous attendons du milieu associatif et communautaire qu’ils promeuvent l’inclusion sociale et intègre l’accessibilité universelle, préservant son caractère autonome tout en s’engageant de manière plus active en défense des droits.

Le milieu associatif doit contribuer à renforcer les capacités des personnes en situation de handicap en s’engageant dans les actions suivantes :

  • Faciliter la compréhension des fonctionnements démocratiques, notamment en rendant les espaces et les outils entièrement accessibles (par exemple, en permettant la traduction en Langue des signes Québécoise (LSQ)) ;
  • Valoriser la participation active des personnes, leurs expériences et leur vécu, dans un esprit de démocratisation, de rapports moins hiérarchiques et de considération de la diversité des savoirs ;
  • Développer des incitatifs à l’embauche favorisant l’assignation de postes dans leurs instances pour les jeunes et les personnes en situation de handicap, dans une volonté d’impliquer la relève ;
  • Renforcer les liens avec les différents organismes défendant les personnes en situation de handicap ;
  • Adapter son fonctionnement pour attirer et retenir les jeunes au sein leurs structures d’engagement. Par exemple, en diminuant la lourdeur bureaucratique.

Nous, jeunes en situation de handicap, nous engageons à :

  • faire valoir l’importance de la participation sociale et citoyenne ;
  • investir les lieux de participation citoyenne, à condition que ce soit accessible, notamment, les conseils d’administration ;
  • valoriser le partage de connaissances entre les générations.