Dr Barrette, la Loi 10 nous prive de notre dignité !

Dr Barrette, la Loi 10 nous prive de notre dignité !
Communiqués - 3 avril 2016

Montréal, le 3 avril - À l’invitation de Québec solidaire, nous témoignons, 1 an après la Loi 10 du Dr Barrette, des conséquences sur le soutien à domicile pour les personnes en situation de handicap.

Le budget déposé en mars 2016 n’offre pas encore de solutions pour améliorer les services si essentiels pour Dominique Marsan et Dominique Riel, Karo-Lyne, Martin, Claude, Wassyla et Françoise : des personnes qui souhaitent continuer de demeurer actifs et qui ne veulent pas intégrer un CHSLD.

Depuis l’adoption de la Loi 10, nous avons au quotidien des plaintes de personnes qui voient leur nombre d’heures de services de soutien à domicile diminuer.

En 2015, après la réorganisation des services prévus dans cette loi, on a vu certains types de services jugés « non-thérapeutiques » coupés ou proposés en mode tarifés. Il s’agissait pourtant de services qui permettaient d’assurer l’hygiène des personnes ou qui étaient reliées à leur alimentation : des bains, le ménage minimal dans le logement, de l’aide à la préparation au repas ...

Depuis quelques mois, c’est aussi des services de physiothérapie ou des soins infirmiers qui sont coupés.

À travers sept vidéos-témoignage, les militants d’Ex aequo prouvent que, contrairement à ce que le premier ministre a toujours défendu, les services à la population (dont l’aide à domicile) sont dans les faits affectés par l’ « assainissement des finances publiques » et la froide réorganisation du Dr Barrette.

« Dr Barrette, sans soutien à domicile adéquat, je m’empoisonne ! », rappelle Dominique Marsan qui est accablée par les douleurs depuis qu’on a réduit des heures de soins infirmiers à domicile. Visionnez la vidéo de Dominique Marsan.

« Dr Barrette, du soutien pour moins d’hospitalisations », met en garde Karo-Lyne Lapensé-Savaria qui a perdu de l’autonomie parce qu’on ne lui a pas donné à temps les services de physiothérapie nécessaire. Visionnez la vidéo de Karo-Lyne.

« Dr Barrette, je veux dire « aime-moi » pas « aide moi » », avoue Wassyla Hadjabi à qui on a coupé des services sous prétexte que son fils ou son mari pouvait l’aider.
Visionnez la vidéo de Wassyla.

« Dr Barrette, j’ai besoin d’aide pour préparer mes repas », rappelle Claude Prévost qui mange moins bien depuis plusieurs mois en raison des coupes. Il doit payer davantage s’il souhaite avec accès à ce service fondamental lui dit-on. Visionnez la vidéo de Claude

« Dr Barrette, l’aide des voisins n’est pas une solution acceptable » rappelle encore Dominique Riel à qui on a laissé tomber cette « solution » pour justifier la réduction de ses services d’aide à la préparation au repas. Depuis la loi 10 et les coupes en soutien à domicile, Domicile souffre d’épicondylite [maladie douleureuse du coude] et les tendinites à répétitions du seul bras dont elle peut se servir. Visionnez la vidéo de Dominique.

« Dr Barrette, j’ai besoin de plus de soutien au quotidien » souligne Françoise qui est nouvellement aînée et qui veut demeurer active. Visionnez la vidéo de Françoise.

« Dr Barrette, arrêtez de nous couper ! » scande finalement Martin Juneau, président du conseil d’administration d’Ex aequo, qui sent de plus en plus grandes les pressions pour rejoindre un CHSLD et qui est pourtant toujours déterminé à s’engager comme citoyen. Visionnez la vidéo de Martin.

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Ex aequo est un organisme montréalais sans but lucratif qui se consacre depuis 1980 à la promotion et à la défense des droits des personnes ayant une déficience motrice. Ex aequo favorise l’action citoyenne de ses membres et la concertation avec différents organismes.

Source :
Benoit Racette, relationniste et pour entrevues avec les personnes qui témoignent bracette@exaequo.net
(514) 288-3852, poste 230

Alexandra D’amours, agente de défense de droits
adamours@exaequo.net
(819) 806 0680