En cette Journée internationale des personnes handicapées #ÇaDéborde, M. Couillard !

En cette Journée internationale des personnes handicapées #ÇaDéborde, M. Couillard !
Communiqués - 2 décembre 2015
En cette Journée internationale des personnes handicapées #ÇaDéborde, M. Couillard !

Montréal, 3 décembre 2015 – En cette Journée internationale des personnes handicapées, la colère s’empare des personnes en situation de handicap. Après l’opération Les casseroles surchauffent de mars dernier décriant des coupes allant jusqu’à 50% dans l’aide à la préparation aux repas, les membres d’Ex aequo crient haut et fort en lançant une vidéo choc intitulée « Ça déborde M. Couillard ! » La dignité des personnes en situation de handicap passent encore une fois dans le tordeur. #ÇaDéborde M. Couillard !, est le nom de cette campagne de mobilisation propulsée par Ex aequo qui revendique le droit de vivre dans la dignité.

L’effet domino qui résulte des coupes dans les programmes et les services publics affecte de plein fouet les personnes en situation de handicap. Il faut que l’atteinte à la dignité et l’hypocrisie cesse ! C’est pourquoi nous demandons à tous de partager la vidéo sur vos réseaux sociaux et de prendre part activement à la dénonciation de ces mesures austères qui, comme la loi 20, n’affectent pas que les personnes en situation de handicap, mais l’ensemble de la population.

Frais accessoires en santé – Loi 20
Ex aequo se rallie au mouvement de contestation entourant la normalisation des frais accessoires en santé. En ce sens, nous saluons l’initiative des partis politiques de l’Opposition d’avoir défendu le droit à la santé. Entre autres, le Projet de Loi 491 pour mettre fin aux frais accessoires ainsi que la pétition déposée à l’Assemblée nationale, par la députée de Taillon, Mme Diane Lamarre. Sans compter l’Avis du Protecteur du citoyen soumis au Ministre Barrette et à la Commission de la Santé et des services sociaux qui est sans équivoque à l’égard de l’illégitimité des frais accessoires.

Les frais accessoires ont fait déborder la casserole. En effet, ceux-ci réduisent l’accès aux soins de santé et contreviennent aux principes de l’universalité et de la gratuité des services prévus dans la Loi canadienne sur la santé.

« Lorsque l’on observe la liste des frais accessoires de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, on constate que la majorité des frais touchent les services rendus aux personnes en situation de handicap (attelles d’immobilisation, bandages en huit, les médicaments injectables, les médicaments appliqués sur une plaie, etc.) », s’indigne Martin Juneau, président d’Ex aequo.

Encore une fois, le gouvernement Couillard rejette le fardeau économique sur les citoyens les plus vulnérables, sur les grands oubliés, sur les personnes en situation de handicap. Rappelons que 55% de la population ayant une limitation fonctionnelle gagne moins de 15 000 $ par an selon l’Institut de statistique de Québec.

Des économies au détriment de la sécurité et la santé des personnes handicapées
Dernièrement, Ex aequo a été informé de l’adoption de nouvelles directives de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) concernant la facturation des appareils pour pallier à la déficience. Maintenant, la RAMQ ne paie que les produits de basse ou moyenne gamme. Les ergothérapeutes doivent justifier à l’aide d’interminables formulaires d’exemption le recours aux produits de plus hautes gammes afin que les personnes n’aient pas à payer pour pallier à leur handicap.

Dans les coulisses des centres de réadaptation, une rumeur court à l’effet que la RAMQ entend adopter un décret faisant en sorte que seulement un type de fauteuil manuel ou motorisé de moins bonne qualité soit couvert. Si cela s’avère fondé, nous assisterons à un retour dans les années 1970 !

Les conséquences d’une coupe dans la qualité des fauteuils roulants et des autres appareils sont prévisibles et s’annoncent coûteuses : inconfort, insécurité, baisse d’autonomie, augmentation du nombre de bris/réparations, du risque de plaies, de l’achalandage dans les centres de réadaptation et dans les hôpitaux. Lésiner sur la qualité, c’est compromettre la santé et l’autonomie des personnes.

Transport adapté
Depuis quelques années, le ministère des Transports du Québec (MTQ) ne soutient plus la hausse d’achalandage du transport adapté au Québec ce qui engendre des coûts additionnels de plus de 2 M$ par an pour la Société de transport de Montréal (STM). Jusqu’à aujourd’hui, la STM a absorbé ces coûts supplémentaires, mais elle ne pourra pas indéfiniment supporter cette croissance d’achalandage. Il est impossible de parler d’inclusion sociale des personnes en situation de handicap sans un service de transport adapté en mesure de répondre aux besoins des usagers. Rappelons que 60% des déplacements s’effectuent pour des raisons médicales, pour le travail, les études ou encore, pour se rendre dans les centres de jour et les ateliers.

En somme, ces coupes et gels d’enveloppes budgétaires ont un effet domino sur la paupérisation encore plus accablante des personnes qu’Ex aequo défend. Cela risque de faire reculer de 30 ans les conditions de vie des personnes en situation de handicap. C’est pourquoi Ex aequo interpelle les élus, les partis d’opposition, les regroupements communautaires, l’OPHQ et les citoyens à être solidaires à la cause en emboîtant le pas à cette campagne de mobilisation sociale. Participez au déploiement de celle-ci en utilisant les mots-clés suivants :
#Çadéborde
#FraisAccessoires
#Dignité
#JIPH

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Ex aequo est un organisme montréalais sans but lucratif qui se consacre depuis sa fondation en 1980, à la promotion et à la défense des droits des personnes ayant une déficience motrice. Ex aequo favorise l’action citoyenne de ses membres et la concertation avec différents organismes.

Pour plus d’informations :
Alexandra D’Amours, agente de défense des droits,adamours@exaequo.net, 514-288-3852, p. 226, Cell : 819-806-0680
Marie-Claude Normandin, responsable des communications, info@exaequo.net, 514.288.3852 p.228, Cell : 514-836-2019