Le gouvernement coupera-t-il dans l’os pendant la Semaine québécoise des personnes handicapées ?

Le gouvernement coupera-t-il dans l’os pendant la Semaine québécoise des personnes handicapées ?
Communiqués - 3 juin 2014
Le gouvernement coupera-t-il dans l'os pendant la Semaine québécoise des personnes handicapées ?

C’est visiblement sous le thème de l’austérité et des coupures qu’aura lieu la Semaine québécoise des personnes handicapées du 1er au 7 juin. Cette 18e édition se déroule dans un contexte bien peu rassurant pour les personnes ayant des déficiences motrices, alors qu’elle coïncide avec le dépôt du premier budget du nouveau gouvernement libéral. Ex aequo appréhende celui-ci et anticipe avec crainte des coupures dans plusieurs secteurs qui mettraient gravement en péril l’autonomie et l’inclusion des personnes avec des limitations fonctionnelles.

Depuis plus de 30 ans, le milieu associatif a obtenu des gains significatifs pour ces personnes. Alors qu’un certain nombre de citoyens en situation de handicap reçoit déjà le minimum sur de nombreux services, les gains obtenus sont menacés par ces éventuelles coupures. Celles-ci entraîneraient des conséquences graves pour les personnes ayant des incapacités, qui représentent d’ailleurs 33 % de la population québécoise.

Lors du point de presse tenu par Ex aequo ce matin 3 juin

Par exemple, des compressions supplémentaires dans le secteur de la réadaptation freineraient la quête d’autonomie entreprise par plusieurs usagers. Un manque d’engagement financier dans le domaine du transport réduirait davantage la qualité du service de Transport adapté offert dans plusieurs villes comme Montréal, qui peine déjà à répondre à un achalandage en constante augmentation. Ce service est absolument essentiel pour plusieurs citoyens à mobilité réduite, pour qui il représente leur unique moyen de déplacement. Finalement, des coupures dans les ressources résidentielles auraient comme conséquence une augmentation dans les CHSLD d’usagers qui n’ont pas besoin de ce type de services. Les résidences offrant des services intermédiaires, comme le projet Habitation pignon sur roues (HPSR), qui ne coûte que 45 000$ par année en comparaison des 90 000$ pour une place en CHSLD. Si le gouvernement souhaite faire des économies, il devrait plutôt s’engager dans cette voie.

Au point où nous en sommes rendus, les coupures ne seront pas effectuées dans le gras, mais plutôt dans l’os. Alors que de nombreuses activités célèbrent cette semaine l’inclusion des personnes handicapées, les coupures budgétaires pourraient fort bien les exclure de la société.

Plateforme de revendications à l’intention du gouvernement du Québec