Historique des démarches avec l’Agence de Montréal pour la déficience motrice (2010-2014)

Défense des droits
Historique des démarches avec l’Agence de Montréal pour la déficience motrice (2010-2014)
Objectifs à long terme
  • S’assurer que le plan d’organisation des services de l’Agence de Montréal pour la déficience motrice réponde aux besoins des personnes directement concernées.
  • Assurer un suivi auprès des Centres de santé et services sociaux (CSSS) de Montréal afin que soient mises en application les demandes incluses dans notre plate-forme en matière de santé et de services sociaux.

Contexte

En 2012, dans notre rapport annuel, nous avons fait un suivi concernant les projets cliniques que tous les Centres de santé et services sociaux devaient élaborer pour chacune de leurs clientèles. Mentionnons que, dans notre plate-forme de revendications en matière de santé et de services sociaux, nous revendiquons qu’il y ait, dans chacun des CSSS, un projet clinique spécifique pour les personnes ayant une déficience motrice.

Au début de 2013, nous avons rencontré la personne responsable du programme Déficience physique à l’Agence de Montréal. Celle-ci nous a informés que les projets cliniques dans les CSSS ne sont pas beaucoup plus avancés cette année qu’ils ne l’étaient l’année dernière et que même, selon elle, l’élaboration de ces projets cliniques pourrait tout simplement ne pas être menée à terme.

En septembre 2011, l’Agence de Montréal a mis sur pied un comité régional pour développer un plan d’action montréalais 2012-2015 pour les services destinés aux adultes montréalais ayant une déficience motrice. (Soulignons que le ROPMM demandait la création d’un tel comité depuis trois ans déjà. Cette demande était également contenue dans notre recherche-action sur le soutien à domicile et dans notre plate-forme de revendications en matière de santé et de services sociaux.) Le directeur général d’Ex aequo est un des 2 représentants du ROPMM qui participent aux réunions de ce comité.

À l’automne 2012, ce comité de travail a produit un état de la situation concernant les services actuellement offerts aux personnes ayant une déficience motrice de Montréal. Cet état de situation était accompagné, comme prévu, d’un plan d’action pour les années 2012-2015 qui devait être accepté par le C. A. de l’Agence en décembre 2012.

L’Agence avait prévu organiser des rencontres de consultation au sujet de son plan d’action, auprès des établissements du réseau et auprès des organismes communautaires concernés. Pour leur part, les 2 représentants du ROPMM au comité régional ont tenu une séance de consultation auprès des organismes membres du ROPMM afin de présenter des recommandations au comité de l’Agence, avant que le plan d’action ne soit accepté par le C. A. de l’Agence.

En décembre 2012, sans même que le plan d’action ait été présenté au conseil d’administration de l’Agence, les travaux du comité de travail ont été suspendus, et ce, pour une durée indéterminée. Finalement, le plan d’action fut présenté et adopté par le C.A. de l’Agence en juin 2013. Au cours de la prochaine année, les représentants du ROPMM veilleront au suivi de la mise en place de ce plan d’action.

Par ailleurs, au cours de l’année 2012-2013, le comité Santé et Services sociaux d’Ex aequo a choisi 3 CSSS de Montréal (soit : Lucille-Teasdale, Pointe-de-l’Île et de la Montagne) pour travailler de concert avec eux afin que soient mises en application les demandes incluses dans notre plate-forme de revendications en matière de santé et de services sociaux. Pour ce faire, nous avons déposé notre plate-forme au conseil d’administration de chacun des CSSS. Par la suite, nous avons rencontré la direction générale et/ou les responsables du dossier Déficience physique de chacun de ces établissements.

Il est important de noter qu’au cours des dernières années, il y a eu des coupures majeures dans le réseau de la santé et des services sociaux. Mentionnons, notamment, que le budget de l’Agence de Montréal a été coupé de 80 M$ pour l’année 2012-2013 et de 100 M$ pour l’année 2013-2014. De plus, nous avons appris que l’Agence a demandé à des centres de réadaptation, dont le Centre Lucie-Bruneau et l’Institut Gingras-Lindsay de Montréal, d’augmenter leurs efforts afin de diminuer leurs dépenses administratives. Selon nous, cette diminution des dépenses administratives risque d’avoir des impacts majeurs sur les services offerts directement aux personnes en situation de handicap.

Résultats pour l’année 2012-2013
  • Organisation d’une présentation sur l’inclusion sociale qui sera faite lors de l’assemblée publique annuelle du CSSS Lucille-Teasdale.
  • Ouverture du CSSS Lucille-Teasdale pour intégrer les principes de l’accessibilité universelle dans ses communications.
  • Ouverture du CSSS Lucille-Teasdale pour intégrer l’entretien des chiens d’assistance dans la liste des tâches de préposés offrant des services de soutien à domicile.
  • Organisation d’une session d’information sur les services offerts par le CSSS de la Pointe-de-l’Île, qui sera donnée aux personnes ayant des limitations fonctionnelles qui résident sur son territoire.
  • Promotion, par le CSSS de la Pointe-de-l’Île, des principes de l’accessibilité universelle lors de la construction prochaine d’un nouvel hôpital.
  • Obtention d’une lettre d’appui du CSSS de la Pointe-de-l’Île pour notre projet en soutien à domicile pour l’inclusion sociale.
Objectifs 2013-2014
  • Organiser et participer aux réunions du comité Santé et Services sociaux d’Ex aequo afin d’assurer un suivi aux 3 plates-formes suivantes : celle en matière de santé et de services sociaux, celle sur les aides à la mobilité et celle sur l’accompagnement.
  • Assurer un suivi à tous les engagements pris par les 3 CSSS partenaires.
  • Faire des « représentations » afin que le comité régional sur la déficience motrice (DM) de l’Agence de Montréal reprenne ses travaux et que soit adopté et mis en application le plan d’organisation des services pour la DM.
  • Organiser, au besoin, des formations d’appoint pour le comité Santé et Services sociaux d’Ex aequo.
  • Participer aux réunions du comité Santé et Service sociaux du ROPMM.
  • Informer les membres des développements dans le dossier.